Phrase du Jour

Tous les problèmes viennent du fait
que nous ne savons pas ce qu’est vraiment la vie.
Notre ignorance est le seul problème.
Une fois que nous savons d’où nous venons,
une fois que nous comprenons l’interconnexion avec le tout,
les problèmes disparaissent.

Tishan

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Colère sur la route

Surprise…..

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Sunday funnies

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Question…

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2 homme experimentent ce qui s’approche le plus des douleurs de l’accouchement

Mais non, ca ne fait pas mal, les femmes sont juste douillettes!

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Quelques réflexions après 20 mois sans alcool Se soigner 3eme partie.

Vous avez pris conscience de faire face a un problème face a l’alcool? Que ce soit petit à petit ou d’un seul coup, c’est bien. C’est le premier pas.

Maintenant il faut passer a l’acte. Et pour cela il faut parler. Rester dans son coin en se disant « je suis alcoolique » ne vous servira a rien. Sauf a vous faire boire plus.

N’oubliez jamais que l’alcoolisme est une maladie. Pas un péché, pas une malédiction, pas une fatalité. Une MALADIE.

Avant tout, et c’est très important, ne cherchez pas a arrêter par vous même. Seul. Outre que c’est très probablement voué a l’échec, c’est aussi extrêmement dangereux. La privation d’alcool chez un alcoolique peut, dans les premiers jours entraîner des crises de manques pouvant conduire a la mort. (Delirium tremens entre autres). Il faut obtenir une aide médicale pour vous permettre de surmonter ces premiers jours d’abstinence.

  • Parlez en a votre médecin. Je sais, ce n’est pas toujours facile, surtout si c’est un médecin de famille, mais il est a même de connaître votre historique et de vous aiguiller vers une aide spécialisée. Le baclofène, médicament anti alcool, peut des a présent être prescrit par les généralistes. Ce n’est pas une panacée. Il y en a d’ailleurs d’autres. Mais le remède n’est pas et ne sera jamais uniquement médical.
  • Allez voir un service spécialisé. Il y en a dans tous les départements. Ce sont les csapa.
Dans certains, vous pouvez, a certaines heures, y aller sans rendez-vous. Voilà la liste des csapa dans toute la France http://www.drogues-info-service.fr/?Le-Centre-de-Soins-d
 Ils vous recevront sans jugement et gratuitement, pourront vous conseiller, vous aider et vous suivre. Il vous proposerons, si nécessaire une hospitalisation pour un sevrage qui dure environ une semaine. La, vous serez traité pour les symptômes de manque, aurez des rendez-vous avec des médecins, psychiatres, généralistes, etc. Puis, une post-cure pour approfondir votre réflexion sur l’alcool et renforcer votre démarche vers la sobriété

  • Vous pouvez aussi en cas d’urgence, et j’en ai fait l’expérience a plusieurs reprises, aller directement aux urgences d’un hôpital psychiatrique. C’est parfois la manière la plus radicale, et la plus rapide d’entamer un sevrage. 

  • Dans le même temps, ou préférablement avant, je vous conseille de vous rapprocher de groupes d’anciens buveurs ou de personnes qui, comme vous, cherchent a arrêter l’alcool. 
J’ai trouvé sur Internet un forum d’aide a l’arrêt de l’alcool qui est extraordinaire. Il s’appelle Onsaide. Je ne l’ai découvert qu’après l’arrêt, mais il s’est révélé d’un merveilleux accueil. D’un soutien sans faille, et toujours de très bons conseils. Vous y trouverez des gens comme vous, certains formés a l’alcoologie, qui vous soutiendront dans vos efforts. Avant, pendant et après. C’est une fantastique communauté.
 En voilà l’adresse: http://forumonsaide.forumactif.org/forum
 Je vous le conseille vivement.
  • Des votre sortie de l’hôpital ou de post-cure, il est important de ne pas rester seul. Outre le forum cité ci-dessus, il existe de nombreux groupes d’anciens buveurs dont voici une liste non exhaustive: http://www.alcoweb.com/alcool/fr/alcoweb/mouvements_entraide/61.html

    Il vous faudra aussi continuer a consulter. L’arrêt de l’alcool n’est pas une fin en soi. Il faut se reconstruire. L’aide d’un psychologue, d’un psychiatre vous permettra de consolider votre abstinence, de trouver les nœuds qui vous ont menés a l’alcoolisme, ce qui diminuera le risque de rechute, mais aussi et surtout, de construite une vie nouvelle.

  • Je ne vous le cacherai pas. Le chemin est long. La rechute peut arriver, mais ce n’est ni une fatalité ni un échec insurmontable. Sans dire qu’elle est souhaitable, elle peut être utile pour comprendre le déclic qui vous fait vous tourner vers la boisson.

  • On reste un alcoolique toute sa vie. Mais, abstinent, on peut réellement retrouver une vie normale, heureuse et apaisée. Une rémission a long terme



C’est tout le bien que je vous souhaite!

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Quelques réflexions après 20 mois sans alcool 2eme partie La sortie du gouffre .

« Bon, c’est bien, tu as arrêté de boire, c’est cool, maintenant il te faut retrouver du travail, faire ta vie, après ce désagréable épisode de ta vie, etc. »
C’est ce que j’ai entendu a ma sortie du sevrage. De toute part. Famille, amis, relations. Sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.
On sort épuisé. Les médicaments genre valium n’aident pas a avoir « une pèche d’enfer », plutôt a avoir envie de rester dans son fauteuil a somnoler toute la journée. De plus, arrêter de boire est un combat. Un combat de boxe. Et pas contre un poids plume. L’alcool, c’est du lourd, un Mohamed Ali, ou plutôt un Mike Tyson a qui vous auriez prêté l’oreille pendant des années. Avant de gagner le match, priant maintenant pour qu’il n’y ait jamais de match retour.

Lorsque je suis sorti de St Anne, j’étais comme un zombie. Et un zombie qui n’avait pas de cerveau a se mettre sous la main. J’ai passé les 2 premiers mois a regarder la chaîne « Cuisine » sans même ouvrir mon ordinateur ou sortir de chez moi plus loin que le magasin ou m’acheter du thé.

Et soudain, on s’éveille.

J’ai eu de la chance. Peut être à cause des médicaments, en tout cas je pense qu’ils ont joué un rôle, je n’ai pas eu d’envie d’alcool. Ou bien très peu. Pas a lutter pour ne pas retomber dans ses démons. Bien sur la bouteille se rappelait a ma présence la nuit, lors de rêves ou de cauchemars. Ou je buvais avec (et la c’était plaisant) ou sans culpabilisation (et la nous tombions dans le régime cauchemar).

Et s’installe la joie. Regarder l’autre, lui parler, redécouvrir la vie. Sans le filtre (philtre) alcool. Tout m’a semblé plus beau. Mon empathie a grandi. J’ai redécouvert mes passions, la photo, avec un œil neuf, et, plus difficile a vivre, un œil plus sévère.

Maintenant, je ne me passe plus rien. Je suis dur avec moi même, et ce n’est pas forcement la meilleure chose. Car bien sur, même sobre, on n’est pas parfait. Ni Superman non plus. Alors, j’ai tendance a voir fous mes petits défauts mes imperfections comme des fautes. Et si ce n’est pas soi même, c’est les autres. Une des premières phrases que m’a dit mon entourage, c’est « maintenant il faut arrêter de fumer ». Heureusement, mes médecins m’en ont dissuadé très vite. « On ne peut pas tout stopper en même temps! »

Très vite, j’ai eu envie de VIVRE. De profiter enfin de cette vie que l’on, que JE m’étais volé a circumnaviguer sur cet océan d’alcool. Seulement, j’étais complètement fauché. Pas seulement au chômage. Sous curatelle aussi. Plus de chéquier plus de cartes de crédit, et 60€ par semaine pour nourrir sa mère, son chat et accessoirement soi-même. Difficile de se reconstruire et de profiter de la vie

J’ai dû aussi faire face a mon nouveau MOI. Celui d’avant l’alcool, sans les lunettes roses de l’intoxication. Plus de « verre pour me donner du courage », plus de « petit whisky » pour faire face au coup de blues. Juste soi-même. Avec aussi j’admets, un peu de chocolat…

En fait, il faut continuer a se soigner. Je vois mes médecins régulièrement, travaille sur moi, tiens un journal et essaye de corriger « l’incorrigeable », ma tendance très prononcée a la procrastination.

À me lire, vous allez vous dire : « Cela valait-il le coup? » Je vous le dis tout de suite, OUI. Au seul souvenir des années passées, de la dépendance, des troubles causés par le manque, de la détestation de soi-même.

Il faut aussi faire face a son sentiment de culpabilité. Comment ai je pu « tomber si bas ». « Faire mal a mes proches » et pour certains (dont je n’étais pas heureusement), se retrouver a payer pour ses alcoolisations passées. Devant la justice, ou devant les médecins.

Pouvoir compter les jours sans boisson est un plaisir immense. Sans que cela devienne une obsession tout de même. Compter journellement au départ, puis les semaines, puis réaliser qu’on ne compte plus que les mois, sont de nouvelles avancées vers la reconstruction.

S’aider et faire aider:

Comme je l’ai écrit précédemment il faut continuer a se soigner. Suivre une psychothérapie, faire partie d’un groupe de soutien, les mouvements bien connus d’anciens buveurs bien sans oublier d’excellents forums sur Internet. Faire du sport. Ne pas négliger le manque de sommeil, et la faim (qui sont deux déclencheurs bien connus de rechute), retrouver une vie sociale (et pas uniquement dans un environnement exclusif d’anciens buveurs), retrouver une vie spirituelle ou philosophique.

Je crois a la puissance de l’écriture. Ainsi que je l’ai écrit plus haut, tenir un journal est extrêmement profitable. Pendant les années d’ivresse, la mémoire nous a souvent fait défaut. Raison de plus pour garder précieusement ces nouveaux souvenirs. Faire des listes aussi! C’est faire des projets.

Quelques mots pour terminer

Ne cherchez pas le bonheur. Trouvez-le en vous, et dans l’instant présent.

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Quelques réflexions après 20 mois sans alcool. 1ere partie. Le voyage au fond du gouffre.

Le 14 décembre 2012, je sortais de St Anne après un dernier sevrage. Autant vous dire que je ne savais pas que c’était le dernier (enfin, j’espère et je fais tout pour). IL est temps, je crois, de livrer mes pensées sur ce que ces mois m’ont enseigné. Ne serait-ce que pour que vous sachiez a quoi vous attendre si un jour, et je prie sincèrement pour qu’il n’arrive jamais. Bien sur, ce n’est pas la même chose pour tout le monde. Certains réagiront différemment. Colère, joie, impossibilité de faire face au nouveau Moi. Celui sans béquilles. Sans « le divin Soma » qui vous anesthésie les neurones, calme la peine, fait de vous un surhomme vous fait voir la vie en rose avant de vous transformer a plus ou moins long terme en idiot pleurnichant, accroît votre peine physique et morale et vous transforme en un homme au potentiel accru de faire souffrir les autres et soi même.

Je suis passé par là. Du verre sympa avec les copains, du digestif vous faisant sortir d’un bon repas en soupirant d’aise, des centaines de lignes écrites sous ivresse et qui; ceci dit en passant, n’étant pas un Baudelaire, ou un Rimbaud ou un Hemingway, ne valaient pas plus que le papier fait pour se torcher les parties intimes.

Avant de vous parler du présent, revenons un instant sur mes années d’ivresse.

Non, je n’ai pas l’excuse d’avoir des parents alcooliques. Des parents qui consommaient modérément. Peut être un peu plus lors des fêtes ou le week-end? Mon grand-père avait pris le goût du vin dans les tranchées de la Somme, mais je ne les ai jamais vu abuser de la bouteille.
Non je n’étais vraiment pas « fils d’alcoolique ».

En fait, je n’aimais pas l’alcool enfant. Je détestais ça. L’odeur du vin dans les verres en fin de repas me soulevai le cœur. Et les babas au rhum, non merci. Je les sentais d’un kilomètre. Puis les goûts changent. On essaye des choses nouvelles, on veut faire preuve de politesse. Un peu de champagne a Noel, on goûte une bière avec les amis, et du fait, ce n’est pas désagréable Ca rafraîchit, on apprécie un bon vin, surtout avec un bon fromage. Les effets ne sont pas désagréables, se sentir un peu gris, on ri encore plus fort, les complexes fondent. Par contre, je n’ai jamais aimé la grande ivresse. Boire pour se « saouler la gueule », non merci, pas pour moi. Mon alcoolisme est venu de manière plus perverse. À part la boisson entre ami ou en famille. La boisson festive, je suis petit à petit venu;  tombé? Dans l’alcool réconfort. Je ne vous détaillerai pas les causes. Elles sont nombreuses. Amours déçues, échecs professionnels, difficiles souvenirs d’enfance, mauvaise image de moi même, il y avait de nombreuses raisons. ATTENTION, ce sont des raisons! Je ne cherche pas a en faire des excuses. Ne me plaignez pas. J’aurais été plus fort, (tentation ici d’ajouter « si j’avais pu ») je n’en serais pas arrivé là.

Où est-ce? LA?
Une descente en enfer.
Lente au début. Tranquille, sournoise. On boit un peu plus, on aime bien sa bouteille de vin au dîner. Le quart de vin au déjeuner vite transformé en un demi. Avec un apéritif avant. Et puis c’est le week-end! On sort, on se fait une petite fête (seul d’ailleurs, car il y a bien longtemps que les amis sont mariés, partis, ou font des heures sup.)

Le stress de la vie vous devient vite de plus en plus insupportable. ET pour cela, j’avais mon compte. Mon travail en horaires décalés, gérant des pannes toujours urgentes, la paresse de certains collègues et les clients qui vous saoulent… Alors, dès qu’on peut, on se saoule si je peux me permettre ce mauvais jeu de mots.

En fait, je dois dire, j’ai eu beaucoup de chance. Je n’ai jamais été ouvertement ivre. À qui ne me connaissait pas, (dont sans doute moi-même) je donnais le change. Performant, amusant, amical avec les autres, rien n’a redire. Cela m’a sauvé la mise pendant des années.

Mais ça n’a qu’un temps. Ayant perdu mon emploi (pratique pour consommer en paix…) je me suis mis a dépenser sans compter. Non que j’étais un parangon de vertu pour faire des économies! Loin de la. Mais mon indemnité de licenciement est partie en un clin d’œil. Voyages, restaurants, matériel photo, boisson bien sur! Et quand le pactole fut épuisé, il restait le crédit. (il restera l’ardoise comme chantait Jacques Brel dans « Jef »)

Résultat, surendettement. Ça n’a pas pris longtemps. 4/5 ans?

Et la boisson qui augmentait de plus en plus. À ce moment la je n’avais pas encore réalisé que j’avais un «problème avec l’alcool ». J’ai retrouvé un emploi. Dans le même domaine. Et avec encore plus de stress.

J’ai été lamentable. Mal dans ma peau, paresseux, stressé au plus haut point. À la bouteille du soir s’est rajoutée celle du matin. Avant le départ au travail. Le demi de vin est devenu 2 au déjeuner et la bouteille du soir est devenue l’apéritif est devenu double. Plus les petits whiskys en rentrant et puis… Et puis…..

Je m’endormais au bureau, dans les transports, le matin, j’attendais l’ouverture du supermarché a 8 h tellement j’avais « soif » et les tremblements sont venus. Les sueurs, les trous de mémoire. Parfois, en état de manque, je ne pouvais même plus tenir mon verre. Il me fallait une paille.

Bien sur le travail a pâti. Les remarques sur mes performances se sont faites plus acerbes. La dépression était bien la depuis longtemps et un jour, j’en ai eu assez. J’ai essayé d’en finir. Les boîtes de pilules et alcool n’ont pas suffi. Premier séjour a St Anne. 1 mois. Retour au travail rechute. Je suis retourné aux urgences pour demander un autre sevrage. Encore un échec Rechute et nouvelle tentative de suicide.

Mon employeur m’a licencié. (il avait bien raison)

À la fin, j’en étais a 5 bouteilles de vin plus les apéritifs et les a cotés. Je devais me lever la nuit pour boire. Je prenais mes précautions. Toujours avoir de l’alcool a la maison. Je ne devais plus être sobre jusqu’à ma dernière entrée a l’hôpital. Le 20 novembre 2012.

Pendant tout ce temps, personne dans mon entourage ne s’est aperçu de rien. Ma mère qui vie avec moi non plus. (heureusement pour elle d’ailleurs) Il faut dire que jetait un alcoolique tranquille. Pas du genre a faire un esclandre, a me battre. Pas un seul problème avec la justice. Et par chance, je ne conduis pas!

Je m’étais blindé. Au moins 2 litres. Le temps que je passe aux urgences, attendent le temps qu’il me prennent, et qu’il me donne ma chambre au pavillon E, jetait dans un tel état de manque que j’ai cru mourir.

Les jours ont passé. Je ne me souviens pas de la première semaine. J’étais dans une sorte de brouillard.

Ai je pris LA grande décision pendant ces presque 30 jours? Non. Mais le temps était venu. Les médecins et les traitements on aidés aussi.

Dans la deuxième partie, je vous raconterai l’après.

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obvious

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Nostalgia

Just because….

 

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